D'un côté, deux huissiers, représentants froids d'un système implacable, happés dans un monde carnavalesque qui transforme leur pouvoir en faiblesse et leur faute en supplice. De l'autre, une enfant jetée à la rue, condamnée à survivre, puis à se reconstruire par une discipline artistique extrême.
L'album déploie une narration en miroir, implacable, o le temps étire les souffrances et creuse les transformations physiques et morales. La monstruosité n'est pas seulement surnaturelle, elle naît de la culpabilité, de la lâcheté et de l'incapacité à changer. Refusant toute morale simpliste, l'histoire interroge la notion de pardon et affirme une vision radicale : certaines fautes ne s'effacent pas.