Le carnet de Grauku
Part 1 of the Le carnet de Grauku series
Si tout a dérapé, c'est parce que je n'en pouvais plus de voir la photo de mon cul partout...
(Je sais, je sais... Je ne devrais pas utiliser le mot « cul » dans un roman. Grauku, c'est mieux ?)
Tout ça parce qu'une peste a photographié mes fesses à la piscine et a fait circuler la photo dans toute l'école, de cellulaire en cellulaire.
Conséquence : je me suis bourrée de chocolat et je me suis défoulée sur mon blogue. Puis une certaine « Kilodrame » m'a laissé un message : elle avait un moyen de me libérer complètement de mes problèmes de poids et de mes obsessions de bouffe. Une idée de carnet...
Oui, j'ai maigri. Oui, ma vie a changé. Mais pas comme je l'imaginais...
Bombardés de représentations de corps minces et musclés censés incarner l'idéal de beauté, les adolescents développent souvent une image corporelle négative et une faible estime de soi pouvant mener jusqu'aux troubles alimentaires. Au Québec, plus de 100 000 filles et femmes en souffriraient. Ce roman aborde le sujet sans détour, avec beaucoup d'humour et d'ironie, mais surtout, avec l'absence de clichés.
Le choix de Savannah
La grossesse non planifiée
Part 4 of the Le carnet de Grauku series
Je fondais tant d'espérances dans l'année de mes quinze ans... Je m'imaginais enfin rencontrer le grand amour, ressentir les petits papillons et tout le tralala. Pourtant, jamais je n'aurais pu imaginer l'enchaînement d'événements qui m'a amenée à faire le vide... en moi.
Christophe, le « roi de la drague », qui m'a envoûtée d'un simple regard, si profond que j'ai été engloutie. Ma mère, qui ne me comprenait pas, qui me surprotégeait, surveillait mes moindres gestes. Ce que j'ai pu la détester !
J'ai tant cherché liberté, la sensation d'enfin vivre MA vie, à MA façon, même si ça ne faisait qu'enrager encore plus ma mère...
Et puis, la trahison, la peine, l'incompréhension. J'aurais voulu hurler ma douleur à la terre entière. Mais voilà que la vie en a décidé autrement : je devais mettre ma peine de cté et faire un choix... Un choix si important qu'il déterminerait chaque minute de mon existence... et de la sienne.
Sophie Girard, travailleuse sociale, propose ici un roman d'une grande sensibilité, dans lequel elle aborde avec beaucoup de finesse certains des enjeux les plus préoccupants de l'adolescence : les relations amoureuses, la grossesse non planifiée et l' avortement.
Le secret
Part 7 of the Le carnet de Grauku series
Aube aime son père. De tout son cœur. Il est le soleil de sa vie, son prince charmant, le gardien de ses rêves et de ses cauchemars.
Son père aime sa petite princesse. De tout son corps. Elle est l'inspiration de ses jeux interdits, son unique obsession, son pantin.
Ensemble, ils filent le parfait bonheur. Jusqu'au jour o il lui prend ce qui lui restait d'enfance et d'innocence. Aube commence alors à s'éteindre pour ne reprendre vie que bien des années plus tard, peu avant son dix-huitième anniversaire, dans le bureau d'un directeur de la protection de la jeunesse.
Dans ce roman, l'inceste est abordé sans tabous afin de lever le voile sur ce sujet dont les victimes craignent de parler et sur lequel leur entourage ferme trop souvent les yeux. Un livre à mettre entre toutes les mains pour éviter que l'horreur se perpétue.
Au-delà des apparences
L'intimidation
Part 23 of the Le carnet de Grauku series
Si on m'avait dit, il y a quelques années, que je triperais sur Stéphanie Dubuc, je ne l'aurais jamais cru. Mais voilà, maintenant, je suis pris au piège. Je suis tombé sous son charme et je n'arrive plus à me la sortir de la tête.
Tous les autres considèrent Stéphanie comme une nerd, une rejet, mais pour moi, c'est la fille la plus parfaite de l'école. Toutefois, quand on est un sportif populaire, on n'a pas le droit d'aimer ce genre de personnes. On se fait juger et nos amis pensent qu'on est fou, qu'on est devenu loser, comme ces gens que tout le monde écoeure parce qu'ils sont différents. J'en ai assez. Faut que ça arrête. Ça va trop loin !
Stéphanie croit que je la niaise, mais c'est faux ! Je l'aime tellement... Je dois réussir à la convaincre que mes sentiments sont réels. Je dois faire changer les mentalités dans cette école. Je dois surtout faire du ménage dans mes amis, parce qu'ils n'ont peut-être pas tous une influence positive sur moi, finalement.
L'intimidation fait rage plus que jamais dans les écoles et elle a des conséquences désastreuses sur l'estime des adolescents. Quand on est témoin d'actes violents, et même de propos déplacés, on ne devrait pas garder le silence, mais dénoncer ceux qui s'amusent aux dépens de leurs victimes. Parce que les gestes font mal sur le coup, mais les paroles provoquent bien souvent des blessures pour la vie.
Détruiredesvies.com
La cyberprédation
Part 25 of the Le carnet de Grauku series
Peut-être es-tu comme moi. Une Camille. Loin d'être populaire à l'école, tu passes pas mal inaperçue, à ton grand désespoir, alors que tout ce que tu voudrais, c'est enfin te faire remarquer pour trouver l'amour. Mais être invisible n'est certainement pas le prérequis numéro un pour séduire ton prince charmant.
C'est arrivé un peu par hasard, mais j'ai déniché le mode d'emploi. Celui pour l'amour. Et avec le recul, je me rends compte que pour vivre une incroyable idylle, je ferais tout. Littéralement, tout. C'est un processus assez simple.
Etape numéro un : te trouver une bande d'amies, vraiment cool et populaire, question de te tenir le plus près possible des beaux gars de l'école.
Etape numéro deux : te créer des profils sur les réseaux sociaux, ainsi que sur des sites de rencontres.
Etape numéro trois : te dénuder devant ta webcam.
Etape numéro quatre (impensable mais souvent inévitable) : pleurer toutes les larmes de ton corps en te demandant si tout ça, c'est bel et bien arrivé.
La cyberprédation est un fléau qui s'immisce dans la vie de nos jeunes de façon insidieuse. La facilité d'accès aux réseaux sociaux rend la vérification de l'identité des utilisateurs presque impossible. Les faux marchands de rêves ont ainsi tout le loisir de berner leurs victimes plus ou moins consentantes, profitant de l'anonymat d'Internet pour obtenir ce qu'ils veulent.
Projet C
La chirurgie esthetique
Part 27 of the Le carnet de Grauku series
Quand j'étais petite, mon père me répétait sans cesse à quel point j'étais laide. Avec mes cheveux crépus et mon teint de mulâtre, je détonnais à cté de mes sœurs, blondes, à la peau de porcelaine. En vieillissant, je rêvais de ressembler aux mannequins dans les magazines, aux vedettes de la télé. Mais j'ai fini par comprendre que je ne serais jamais comme elles. Jamais jolie. Juste ordinaire. Maintenant, je cache mon manque de courbes sous des vêtements trop grands. Et je m'isole, tentant de devenir invisible aux yeux des autres.
Mais voilà, récemment, j'ai trouvé la solution à mes problèmes. À mon manque de confiance. Tout ce qu'il me faut, ce sont des seins plus gros. Je me sentirais tellement bien ! Je pourrais porter des décolletés comme les autres filles, et enfin espérer connaître l'amour...
Ma mère et ma meilleure amie me parlent des complications de l'opération. Mais je me fiche de ce qu'elles racontent. Aucun risque n'est assez grand pour me dissuader d'aller jusqu'au bout de mon projet C.
Beaucoup de jeunes femmes pensent à recourir à l'augmentation mammaire, convaincues que, pour être belles, elles doivent correspondre aux modèles fabriqués par l'industrie de la mode. La chirurgie comporte toutefois des risques qui ne sont pas toujours considérés avec sérieux par les patientes. Bien se renseigner est primordial avant de songer à cette solution dont certains effets peuvent être irréversibles.
Éloi
Part 28 of the Le carnet de Grauku series
Ma soeur Annabelle me dit que je suis son chevalier, parfois son prince. Plus personne ne s'offusque quand je me présente en tant que garçon ; mes amis et ma famille ont compris que mon corps n'est pas tout ce qui me définit. Je prends de la testostérone, j'attends impatiemment de pouvoir subir ma première chirurgie et je commence le cégep. Maintenant, à dix-sept ans, je suis Éloi. Je suis heureux, je suis en paix, mais je ne cesse de me poser une question : est-ce qu'un jour, quelqu'un voudra être en couple avec moi ?
Puis, il y a Luka, un ami de Dominic, qui s'immisce dans ma quiétude. Il change tout avec ses yeux gentils et ses questions que j'évite. Il est gai, comme moi. Non... pas tout à fait comme moi. Mais comment pourrais-je lui avouer que je ne suis pas exactement celui qu'il apprécie ? Plus j'apprends à le connaître, plus j'ai envie d'être son prince à lui. Et moins j'ai envie qu'il sache que je suis transsexuel.
Finalement, je me rends compte que je ressens encore le besoin de me cacher pour qu'on m'aime.
Prise d'hormones, chirurgies, documents légaux, première relation amoureuse... Dans cette suite de Garçon manqué, l'auteur continue d'aborder la transidentité, et, surtout, les étapes à franchir par les gens en transition. Admettre sa différence est un pas énorme, mais tout ce que ça demande par la suite exige également beaucoup de courage.
Le poids du mensonge
29. Les conséquences du mensonge
Part 29 of the Le carnet de Grauku series
La suite du roman Ce qui ne tue pas!
Six mois ont passé depuis que Lili a survécu au pacte de suicide qu'elle avait conclu avec ses amis, Frankie et Liz.
La jeune femme croit désormais avoir remis sa vie sur les rails. Les séquelles causées par l'accident de voiture s'estompent, l'harmonie est revenue au sein de sa famille et elle a même trouvé l'amour dans les bras de Tom, son physiothérapeute.
Mais une ombre plane toujours sur sa tête : celle du mensonge.
Des éléments de preuve concernant la tragédie sont rendus publics, ce qui remet en cause l'innocence de Frankie. Lili devra faire un choix déchirant: laisser son ami porter le blâme et passer pour un meurtrier aux yeux de tous ou avouer son secret à son entourage.
Sauf que la vérité risque de tout faire s'effondrer... encore une fois. Lili est-elle prête à mettre en péril son bonheur tout neuf?
Les conséquences du mensonge se révèlent parfois d'une gravité insoupçonnée. C'est ce qui arrive lorsqu'on doit répondre de ses actes devant la justice. Dans cette suite de Ce qui ne tue pas, le parjure risque d'être lourd à porter pour Lili. Au-delà des considérations légales se profilent également des questions éthiques: sacrifier la quiétude de ses proches, même illusoire, ou préserver la mémoire d'un être cher?
Part 30 of the Le carnet de Grauku series
Je ne demande pas grand-chose à la vie. Je veux juste être la meilleure.
La meilleure élève, celle qui obtient toujours la note la plus élevée de la classe, peu importe la matière.
La meilleure fille pour mes parents, qui ont déjà assez de préoccupations avec la ferme, mon frère hyperactif et le manque d'argent.
La meilleure amie pour Katy, ma best depuis toujours, même si je sais qu'elle se sert de moi.
Et, même, la meilleure des « victimes ». Celle qui a surmonté la plus terrible épreuve de toute sa vie : un enlèvement… Et sans aucune séquelle !
Bref, je veux exceller dans tout.
Pourtant, quelque part en moi, il y a cette voix qui ne cesse de me répéter que je pourrais être plus-que-parfaite. Mais comment ? Arrête de bouffer, pauvre conne.
L'anorexie n'est pas qu'une recherche absolue de la minceur. C'est la manifestation d'un profond mal-être, l'émergence d'une personnalité ultra performante, qui se fixe des objectifs irréalistes (pas seulement au niveau de l'image corporelle), qui se pousse au-delà de ses limites pour les atteindre et qui éprouve un sentiment de culpabilité constant lorsqu'elle n'y arrive pas. Au Canada, une adolescente sur trois souffre d'un trouble alimentaire, et une centaine de personnes en meurent chaque année. Les causes de l'anorexie sont nombreuses et complexes, voire insidieuses, ce qui la rend difficile à prévenir. Cependant, le rétablissement est possible, même s'il peut parfois être long et ponctué de rechutes.
TAGuée
Le trouble anxieux généralisé
Part 31 of the Le carnet de Grauku series
Enfant, je croyais que la tristesse arrivait en même temps que la noirceur et qu'elle repartait au lever du soleil. Avec le temps, j'ai fini par comprendre que quelque chose ne tournait pas rond chez moi...
Selon mon médecin, je souffre de troubles anxieux. C'est peut-être pour ça que j'imagine toujours des scénarios catastrophe. Il dit que c'est possible pour moi de m'en sortir, de retrouver une vie normale.
Mais si je faisais rire de moi, dans ma nouvelle école ? Si je n'arrivais pas à me faire de nouveaux amis ? Quand l'anxiété m'envahit, elle pourrit mes pensées. Je sais que je ne suis pas facile à vivre. Pour les autres... mais aussi pour moi-même.
Les gens autour de moi doivent penser que je suis folle. Ils ont peut-être raison.
Le trouble anxieux généralisé (TAG) est le problème de santé mentale le plus répandu chez les adolescents. Il peut affecter considérablement plusieurs sphères de la vie des personnes qui en sont atteintes : études, travail et relations sociales. Le récit de Charlie illustre toute la souffrance générée par le dilemme qui l'habite : éviter ses angoisses ou les affronter ?
Elle ou lui?
La bisexualité
Part 34 of the Le carnet de Grauku series
Capitaine de son équipe de hockey, adolescent populaire et respecté, Dominic n'a rien à envier à qui que ce soit. Sa blonde, Camille, est sûrement la plus belle fille de l'école, et il l'aime plus fort que tout. Sans compter ses nombreux amis avec qui il adore faire la fête.
Malgré tout, le jeune homme se sent différent. Depuis quelque temps, il éprouve des désirs qu'il ne peut plus ignorer. Surtout lorsque Karl débarque en ville et chamboule sa vie, lui faisant découvrir une autre facette de sa personnalité. Au fil de leurs rencontres, Dominic commence à comprendre qui il est vraiment.
Que faire quand les filles et les garçons nous attirent, mais qu'on sait à l'avance que personne ne pourra l'accepter? Tant de gens le voient comme un ado parfait... Tant de gens que Dominic a peur de décevoir s'il dévoile sa vraie nature.
Beaucoup considèrent la bisexualité comme de l'homosexualité refoulée. D'autres pensent qu'il s'agit d'une excuse pour entretenir des relations sexuelles avec plusieurs partenaires à la fois. Même au sein de la communauté gaie, nombre de bisexuels se font rejeter, accusés de n'appartenir à aucun groupe. Trop peu comprennent qu'ils s'autorisent simplement à être amoureux, avant tout, d'un autre être humain. Sans se limiter à son genre.
Indésirable
Le rejet social
Part 41 of the Le carnet de Grauku series
À son ancienne école, Mélie était désirée par tous les gars et n'avait pas honte de les séduire, d'avoir du plaisir avec eux. Jusqu'à ce qu'une stupide vidéo circule… Ses soi-disant amis n'ont alors pas hésité à l'exclure, à l'insulter, à la considérer comme une pute.
Maintenant, elle a l'intention de repartir à zéro, d'effacer la réputation qu'on lui a collée et de retrouver un semblant de vie normale. Pour cela, elle souhaite d'abord regagner sa popularité.
De son cté, Bastien se fait rejeter et humilier depuis le début de son secondaire. Il a l'impression qu'il ne trouvera jamais sa place et restera l'exclu, le freak, l'indésirable. Celui qu'on montre du doigt uniquement parce qu'il n'entre pas dans le moule.
Puis il la rencontre, elle, la nouvelle. Mais comment pourrait-il plaire à ce genre de fille? Tanné d'être toujours seul, il décide que, cette année, les choses devront changer.
Le rejet social prend différentes formes et, malheureusement, personne n'en est à l'abri. Peu importe la façon dont il se manifeste, il blesse immanquablement ceux qui en sont victimes et laisse des cicatrices douloureuses, parfois indélébiles. À long terme, il peut avoir de graves conséquences sur l'estime de soi, et même provoquer d'importants problèmes d'anxiété ou de dépression. Mais, surtout, les personnes rejetées vivent ensuite dans la peur, souvent viscérale, de subir un nouveau rejet.
L'horloge
Le syndrome d'Asperger
Part 44 of the Le carnet de Grauku series
Pour ma dernière année au secondaire, j'ai droit à une nouvelle école. Encore une. Mais j'ai l'habitude. Mes parents déménagent souvent. Au début, c'était difficile; toutefois, au fil du temps, je me suis réglée.
Je suis une horloge qui fonctionne selon son propre rythme: régulier, fixe, immuable. La clé de ma stabilité? Je n'ai besoin de personne. Je n'ai pas d'amis. Ça pourrait sembler triste, mais, pour moi, c'est reposant. Avoir des amis, ça multiplie les risques d'imprévus. Et puis, je n'ai jamais compris comment connecter avec les gens.
J'étais à l'aise dans ce rythme jusqu'à ce que je reçoive un diagnostic de TSA. Depuis que j'ai été étiquetée comme «Asperger», mes parents insistent pour que je m'intègre, que je me fasse des amis. Eh bien, d'accord. Je vais m'y mettre. Ce sera mon plan pour prouver au monde que je suis capable d'accomplir ce que j'ai en tête.
Évidemment, tout ça, c'était de la théorie. Le plan ne s'est pas passé comme prévu. Tous mes rouages ont explosé. Je suis une horloge brisée.
Les personnes vivant avec un syndrome d'Asperger peuvent adopter des comportements compulsifs ou stéréotypés, développer des intérêts très profonds pour certains sujets, accorder une grande importance aux routines et présenter des difficultés à déchiffrer des situations sociales et à y participer. Prendre conscience de leur façon unique d'être et de penser, mais aussi respecter l'individualité de chacun, est essentiel pour bien les accompagner dans leur cheminement.
Part 47 of the Le carnet de Grauku series
Je suis devenu fou à dix-sept ans. Je l'étais peut-être déjà avant, mais c'est là que ça s'est déclaré, que la psychose a pris le dessus et que la paranoïa m'a englouti.
La vie semblait pourtant me sourire. Je commençais le cégep, j'avais un bon emploi et je venais d'emménager avec mon meilleur ami, à deux pas des résidences o ma blonde habitait. C'était le bonheur, la liberté totale !
Sauf que ça n'a pas duré. Le stress des études, le travail qui me prenait trop de temps, les nuits blanches, l'alcool, le pot… Quelque chose s'est rompu à l'intérieur de ma tête. Mon esprit s'est détraqué. Je me suis mis à voir des ombres, à entendre des voix, à m'imaginer qu'on me voulait du mal…
J'aurais dû écouter mes amis et aller me faire soigner. À la place, j'ai attendu qu'il soit trop tard. Je me suis battu contre ma folie et j'ai perdu.
La psychose est un trouble mental grave qui se manifeste par une perte de contact avec la réalité. Les personnes qui en sont atteintes éprouvent beaucoup de difficultés à distinguer ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas. On estime que de 4 à 5 % des jeunes connaîtront un épisode psychotique. Heureusement, avec les bons traitements, la majorité d'entre eux s'en sortiront.
Sans eux
Part 56 of the Le carnet de Grauku series
« Dans la nuit du 14 au 15 avril sont tragiquement décédés Myriam Labonté et Antoine Dubois... »
Mes parents sont morts. Leur départ inattendu me frappe de plein fouet et je n'arrive pas à m'y faire. Pourtant, je n'aurai pas le choix. Je dois me montrer fort, ne serait-ce que pour mes petites sœurs.
« Ils laissent dans le deuil... »
Le deuil. C'est quoi, au juste? C'est moi qui pleure constamment? C'est Océane qui devient agressive? C'est Coralie qui ne prononce plus un mot? C'est tous ces gens qui débarquent dans notre vie en croyant avoir le droit de nous dire quoi faire?
Mes parents sont morts, d'accord, mais moi, je suis toujours là. Et il est hors de question que je permette à quiconque de nous envoyer dans des familles d'accueil différentes.
Je ferai l'impossible pour que nous nous en sortions... sans eux.
À la suite d'un événement perturbant, comme une rupture ou la mort d'un être cher, on vit un deuil. Bien que largement étudiées, les réactions à cet état demeurent imprévisibles et variées, surtout chez les enfants et les adolescents. Si le temps reste le meilleur remède, parfois il ne suffit pas, et une aide professionnelle est nécessaire.
Délivrée
Part 60 of the Le carnet de Grauku series
Mon secondaire cinq devait être mon année des premières fois. Premier amour, premier road trip, premier bal... J'ai touché à tout ça du bout des doigts.
Puis Ewing est arrivé. Ewing, un grave sarcome qui me colle désormais aux os.
À cause de ce foutu cancer, mes premières fois ne sont plus celles d'une ado normale. Première chimio, premier séjour à l'hpital, premier contact avec la mort. Malgré la tempête, ma famille et mon copain font tout ce qu'ils peuvent pour garder espoir et me faire sourire. Une chance que je les ai auprès de moi...
Pourtant, j'ai peur que ce ne soit pas suffisant. Ewing m'attaque sans arrêt et il gagne du terrain chaque jour. Je ne veux pas le laisser remporter le combat. Mais je suis si fatiguée...
Pour certaines personnes en fin de vie, la douleur est trop grande. Dans le but de soulager leurs souffrances, elles ont la possibilité de demander l'aide médicale à mourir. Sous la supervision de professionnels de la santé, elles reçoivent alors des doses de médicaments qui entraînent paisiblement la mort. Cette procédure est strictement encadrée par la loi canadienne. Pour qu'une demande soit acceptée, elle doit répondre à plusieurs critères précis.
Déracinée
Part 62 of the Le carnet de Grauku series
Mes parents ne m'ont jamais caché que j'étais adoptée. Pourtant, tout ce que je savais, c'est que la DPJ m'a prise en charge dès ma naissance, car ma mère avait des «problèmes de santé». Alors j'ai toujours ressenti un vide à combler...
Et voilà que je trouve une photo de moi bébé en compagnie de ma tante biologique! Maintenant que j'ai un véritable indice sur l'identité de ma mère, je n'ai plus le choix de creuser plus loin.
J'ai peur que mes parents m'en veuillent et qu'ils se sentent rejetés. Je dois quand même faire le saut et essayer de retrouver ma mère biologique pour la rencontrer ; pour enfin obtenir des réponses aux questions qui se bousculent dans ma tête : est-ce que je lui ressemble ? Est-ce qu'elle s'est battue pour me ravoir ? Pense-t-elle à moi parfois ?
L'adoption peut donner lieu à une crise identitaire. Certains enfants adoptés ressentent le besoin de comprendre leur histoire et de connaître leurs racines. Au Québec, il est possible de faire une demande pour retrouver un enfant adopté, un parent biologique, de même qu'un frère ou une sœur. On s'expose alors à une multitude d'émotions, allant de l'angoisse à l'excitation, en passant par la colère et la peur du rejet. Si la personne recherchée donne son consentement, des retrouvailles peuvent être organisées en compagnie d'un intervenant qualifié.
Pulsions
Part 69 of the Le carnet de Grauku series
De l'extérieur, ma vie semble parfaite. Je suis un sportif accompli, j'ai une blonde super belle, ainsi que deux meilleurs amis et une mère qui sont toujours là pour moi. Pourtant, dans les faits, ça ne va pas !
Depuis que mon père est parti vivre avec sa maîtresse et que mon grand-père a reçu un diagnostic d'Alzheimer, je me sens seul et abandonné…
Le seul moyen que j'ai trouvé pour me vider la tête, c'est de consommer de la porno. Beaucoup de porno. Sauf que plus j'en regarde, plus je dérape. Ça m'obsède et me pousse à faire des choses que je regrette presque à tous coups.
Et c'est pire depuis que je me suis rapproché d'Alycia, l'amie de ma cousine. Avec elle, j'ai l'impression que je pourrais explorer mes pulsions. Mais à quel prix ?
À notre ère, la grande accessibilité aux vidéos pornos cause trop souvent un usage problématique qui peut engendrer une dépendance à la pornographie. Les conséquences négatives sont alors multiples : mensonges, isolement social, anxiété, perte de libido, obsessions, délits sexuels, etc. Cette consommation incontrlée peut entraîner les jeunes dans une spirale infernale dont il est extrêmement difficile de sortir.